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Le sarouel est apparu entre la Perse et l’Inde il y a environ 2000 ans. Son nom vient du mot perse “shalwar” qui veut simplement dire pantalon. L’orthographe et la prononciation ont évolué au gré des langues et des cultures que le pantalon a traversé pour donner sarouel en francais. 

 

A l’origine, le sarouel est un pantalon de tous les jours

 

Lorsque l’on remonte aux origines du sarouel, on s’aperçoit qu’il était porté aussi bien par les hommes que par les femmes. C’était un pantalon de tous les jours, un peu comme le jean actuellement. 

 

Femmes perses

 

Le sarouel est probablement une évolution du dhoti, cette pièce de tissus portés par les hommes en Inde qui se noue autour de la taille et dont l’un des pans passe entre les jambes. 

 

Le dhoti indien, probablement l’ancêtre du sarouel

 

Il n’y a pas de traces écrites concernant la tenue des femmes dans la Perse antique, ni de tableau ou de statue montrant des femmes de cette époque. La plus ancienne information qui existe vient de la représentation d’une reine datant du 5eme siècle avant notre ère, et qui est montrée portant un pantalon et une longue tunique. 

 

Des femmes sont aussi représentées chez elles avec des pantalons, dont la coupe serree se rapproche des pantalons modernes, et de longues tuniques. Les femmes représentées en dehors de leur domicile, portent par contre le sarouel, qui ne révèle pas les formes du corps, un voile couvrant la tête et le haut du corps et une tunique. Jusqu’au siècle dernier cette tenue était la norme pour les femmes au Moyen Orient. 

 

Le sarouel est amené en différents endroits du globe par les marchands le long des routes de la soie. Il finit ainsi par arriver en Afrique du Nord. 

 

L’apparition du sarouel en Occident

Suite à la conquête de l’Algérie par la France au 19ème siècle, le sarouel commence à arriver en France et en Europe. 

 

En 1851, Amelia Bloomer, féministe américaine de son état, tente de lancer la mode du sarouel en encourageant les femmes à le porter. 

Selon elle, ce pantalon bouffant doit remplacer les robes traditionnelles. Il est une révolution pour les femmes habituées aux corsets. La liberté de mouvements qu’il procure permet aux femmes de faire de l’exercice et de se sentir enfin à l’aise. Ce pantalon a aussi l’avantage, d’après Miss Bloomer, de ne pas ramener à la maison toute la poussière des trottoirs comme le font les longues robes traînantes.

 

Hélas, le sarouel ne réussit pas à conquérir les foules. La pauvre Amelia est même accusée de promouvoir la décadence du monde Occidental. Mais certaines femmes l’adoptent néanmoins. Une version pour les dames faisant de la bicyclette est même créée un peu plus tard. 

 

La jupe culotte, version mode du sarouel C’est alors que le fameux couturier Paul Poiret, très populaire entre 1903 et 1924, donne un second souffle au sarouel en occident. Il le présente comme un vêtement de mode quand Amelia Bloomer l’a seulement utilisé pour servir la cause féministe se heurtant ainsi à une vive opposition. 

 

Poiret est grandement inspiré par les styles persans et orientaux comme ses collections le montrent. C’est en 1911 qu’il présente son premier sarouel qu’il appelle jupe culotte.

 

Ce sarouel – jupe culotte arrive au moment ou les droits de la femme commencent à évoluer. Les revendications féminines se font de plus en plus pressantes. Bien que le sarouel ne parvient toujours pas a réellement décollé, il se transforme en marchepied de la cause féministe. 

 

La forme ample du pantalon permet à la société de lentement s’habituer au fait que les femmes possèdent une paire de jambes. Cela permet aux mentalités d’évoluer jusqu’à ce que les femmes puissent finalement porter le pantalon. 

 

La résurrection du sarouel en Occident

 

Le sarouel disparaît progressivement à partir de la fin des années 1920. Il réapparaît en force dans les années 1960-70 lorsque la mode occidentale cherche l’inspiration dans divers endroits du monde. Le sarouel apparaît cette fois sous la forme de pyjama, avec le harem pyjama, et portes comme vêtements d’intérieur pour les moments détente. Les routards et les hippies l’adoptent également. 

 

Le sarouel devient de nouveau populaire durant les années 1990 avec la street culture et le hip hop (voir le clip de “U Can’t Touch This” de MC Hammer). Le confort et la liberté de mouvement que le sarouel procure étant parfaits pour la danse. Plusieurs rappeurs apparaissent dans des clips videos portant le sarouel. 

 

On peut s’étonner du fait que le sarouel n’est pas, jusqu’à maintenant, connu un plus grand succès dans le monde occidental. C’est la combinaison parfaite entre la jupe et le pantalon. Le confort, l’aisance et la fraîcheur que la robe apporte quand il fait chaud allié au côté pratique du pantalon pour courir, faire de l’exercice ou travailler. 

 

Le sarouel fait parti des vêtements les plus intéressants et confortables jamais inventés. A travers le monde le sarouel est toujours porté quotidiennement comme un pantalon unisexe pratique et confortable. C’est notamment le cas en Afrique du Nord, au Moyen Orient et dans certaines parties d’Asie, comme au Népal par exemple. 

 

Bien qu’il rencontre un certain succès dans le monde occidental, celui ci n’est pas à la hauteur des qualités de ce pantalon exceptionnel. Il est encore largement considéré comme un vêtement ethnique ou attaché à la culture hippie et nombreux sont celles ou ceux qui n’osent pas le porter de peur de paraître trop originaux. Cette originalité devrait au contraire être la raison de l’essayer, sans parler de la liberté de mouvement incomparable que le sarouel offre. 

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